le clan des Otori Forum du clan |
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| L'autre Biographie | |
| | Auteur | Message |
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Mystiko Bavard
Nombre de messages : 16 Date d'inscription : 10/06/2006
| Sujet: L'autre Biographie Sam 10 Juin à 17:34 | |
| Bon tout simplement une petite piece que j'ai écrite, ne prêter pas trop attention au début et s'il vous parait chiant et incompréhensible, faites s'il vous plait l'effort d'allez pourtant jusqu'au bout, bon courage.
Scène 1 :
Fanor :
Tu m'as si bien servi, que par mon beau destin Et tu le sais aussi, tu accomplis le tien. Et quand je suis heureux, Oreste l'est de trop. Va rire de tes gens puis rire dans mon dos, Rire de moi aussi pour rire un peu de tout Et te demander tard lequel est le bon bout : Des tes moqueries froides et de me rires cons.
Oreste : Ne te plaint pas ici de t'être vu trahi, Avoue plus simplement, qu'Oreste a bien agi Car malgré mes défauts, aujourd'hui je te sauve. Si un lapin t'ennuie, tu remercies le fauve Qui t'a débarrassé d'un visiteur malin, Même si celui ci se tourne vers ta main, Le ventre a demi plein de son dernier repas, Qui pour le bien bourrer, t'arracherais le doigt.
Fanor :
Et ma main idéale en aurait encor quatre Pour te crever les yeux et pour pouvoir te battre. Plus ton discours s'élance plus ma pitié flanche, Pour passer les murailles, tu montras patte blanche Mais une fois dedans le palais de ton frère, Ta nature profonde imprégnés dans nos terres A rejailli plus fort que jamais elle ne fut : Pressé par le butin - sans preuves j'aurais cru Que tu traînais par là, par bonté du destin - Tu te rendis chez nous, y trouva l'assassin, Le tue violement, te trouve face à moi Et me tuais aussi si je n'arrête pas Ton coup avec mon bras, ta fougue d'un regard.
Oreste :
Je rentre chez mon frère et je tue un barbare ! Par l'ivresse du sang, pressé de voir finir Tout ennemi présent, la tête en sang, dormir. Mon parent reconnu, je calme ma colère, Mais à tes yeux déjà, je ne suis plus un frère ! Je montre mon bon voeux en abaissant les yeux Me voila lâche, couard, crétin et pernicieux ! Tu me dis cupide mais regarde mes guêtres ! On le serait à moins, mais pour toi je suis traître... Mon frère, qui jamais ne me tendis la main Sans que je lu en toi un mépris souverain.
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Scène 2 : Linoa :
Et la chronologie ? L’as tu donc respecté ?
- Charles :
Si je te dis encor’
- Linoa :
Qu'Oreste prend son pied ?
- Charles :
Tu te pends à son corps ? Et glace ton sourire ?
- Linoa :
Je le prend par le col et voudrais bien mourir Plutôt que d'admirer cette figure sainte, Voulant vous imiter, j'écouterais sa plainte !
- Charles :
La pièce a ses défauts, mais j'ai fait mieux pour plaire, Peut être par plaisir, que je n'aurais pu faire. En la lisant dis toi, que je suis bien petit, Que la pièce est longue et même elle est pourrie, Et que c'est compter mal que de compter sur toi, Pour me mentir un jour, et me redonner foi J'aurais recommencé, peut être à l'infini, Si par compassion, quelqu'un me l'avais dis. Je n'ai trouvé que toi, et tu me dis :"va t'en". Dis toi que je meurs là et tu seras content...
- Linoa :
Ami, je ne veux pas, t'attrister pour si peu Ecrire est un travail pénible et laborieux. Arrête toi d'écrire pour...
- Charles :
Recommencer un jour !
- Linoa :
Ou bien te dire enfin : "j'arrête par amour", Respirer l'air vivant et respirer la terre, Serrer la main des gens et celles de tes frères, Vivre dedans les fêtes, mêmes t'y plaire bien ! Rire en adolescent aux blagues cons des tiens... Et noter moins souvent, les défauts des amis Ne pas les comparer, à ceux des ennemis Pour finir par comprendre qu'ils sont tous les mêmes Et te faire ennemi de tous les sans problèmes ! Appartiens, je t'en prie, à ton temps quel qu'il soit, En te disant cela, je t'évite un dur choix. Toujours pensez souvent où se laissez revivre ? Laisse passer l'été et soit un peu plus ivre ! Mourir où n'être pas ? N'écrire que pour soi ? Comment peux tu ainsi, te marier a toi ?
- Charles
Tes paroles sont vraies - j'en rigole tout bas - Si tu ne m'aimes pas, ne me regarde pas, Mais lis du moins pour moi, ce reste de ma vie.
- Linoa :
Fou ! Tu ne comprends donc pas ? Que je t'aime aussi, Et c'est bien pour cela, que je ne lirais pas ! Quelques vers m'ont suffi, je devine déjà, Tout l'ennui que tu as, et que tu y as mis, Toutes les meurtrissures et tout le reste aussi...
- Charles :
Pitié, pour un ami, ne liras tu donc point ?
- Linoa :
Assez ! Je souffre encor de t'aimer pour un rien.
- Charles :
Et si tu n'aimais pas, le lirais tu pourtant ?
- Linoa :
Ah ! Je m'avoue vaincue, je lirais en pleurant ... Tu auras le plaisir de voir l'effet produit Par un livre en papier, sur mon coeur par ma vie. Je ne haïrais point ni la pièce ni toi Je haïrais les deux, penserais chaque fois Qu'un vers sera boiteux que tu l'as fait exprès. Ne souris pas de ça, j'ai raison tu le sais.
- Charles :
La raison est un fait ! La pensée te le voile. J'espère le lever, le jeter aux étoiles Qui s'en serviront mieux pour inonder de noir Le monde entier un jour, le monde entier un soir...
- Linoa :
Que dis-tu ? Tu t'égares, j'entends d'ici ton rire Arès m'avoir avouer une blague des pires.
- Charles :
Je ne vois pas à rire, plutôt qu'une journée De vie aveugle et toi lucide a mes cotées, Vaut bien le temps d'un livre et celui pour tes larmes De retrouver l'éclat qu'ont tes yeux pleins de charmes.
- Linoa :
Ma vie ! L'amour que j'ai, étouffe ma fureur, Mais en écrivant trop tu t'arraches le coeur.
- Charles :
Et en écrivant moins, je n'aurais pas le tien.
- Linoa :
Dis plutôt égoïste que tu sers ma main Si fort que je ne peux ni m'essuyer les yeux Ni essuyer les tiens, caresser tes cheveux...
-
//////// Scène 3 : - Geowges :
De passage en ce coin, je vois votre maison, Voila un temps je sais que, vague délation, Nous n'avons pas croisé, la même route ensemble Ni plus que demander à quoi chacun ressemble.
- Linoa :
Geowges ici ! C'est surprise que de voir parfois Les bons et francs amis, je parle aussi pour toi, Charles regarde bien : c'est ton vieux copain !
- Charles :
Bonjour à toi mesquin, te portes tu si bien Que tu viennes chez moi, au risque d'attraper Ce vice que tu crains : le peu de volonté ?
- Geowges :
Tu n'as donc pas changé, je venais pour vous dire Que vous êtes conviés à la soirée d'Elvire.
- Charles :
Mes excuses menties, à tous les bons fêtards, Je ne viendrais pas, peut être un autre soir ...
- Geowges :
En es tu bien certain ? Sans Linoa tu restes ?
- Linoa :
A résoudre sans fin les problèmes d'Oreste ?
- Charles :
La paix ! Je reste oui. Mais Linoa vas-y... Je sais que tu t'y plait, et j'y serais aussi Si là bas en riant, tu penses un peu à moi, L'instant avant celui ou tu m'oublies pour toi…
- Linoa :
L'ingrat ! Comment dis tu ? T'oublier pour un autre... Oui j'irais malgré tout, et peuh si je me vautre En franchissant la porte et peuh si je reviens Avec un coeur nouveau et allégé du tiens !
(Sortent en claquant la porte)
/////////// Scène 4 :
Charles :
Enfin seul. Je suis bien, mais j'ai été trop dur Et je crains presque un peu d'avoir frapper le mur... Murs, écoutez moi bien ! Je n'ai que vous en somme... Comprenez vous aussi la peur que j'ai des hommes ? Leurs fêtes souriantes ont quelle raison d'être ? Notre vie de bon fou c'est regretter de naître, J'en suis sûr ils le font, mais en secret se mentent, Je m'en remet a vous, j'en entends un qui chante... Oreste et toi Fanor, faîtes pour votre père Un petit sentier jusqu'à votre repère ! Ah ! Ecrire si bien, que je vous appartienne, J'en rêve chaque nuit sans que cela ne vienne... C'est trop que d'en rêver ! Et je me dis tout bas Que si j'échoue ici, un génie trouvera... J'avais prié de l'être mais ma vie va prendre Un bienheureux tournant, Oreste va se pendre Et moi revivre avec mes amis les mortels Ma chaire et tous mes os, et le tout qui s'emmêle ! Elvire me voici, qui rejoint Linoa La fête des envies peut l'être aussi pour moi !
(Sort)
/////////////// Scène 5 :
Linoa :
Charles doit encore être à tirailler Fanor, Ne frappe pas te dis-je, ou nous aurons encor Ces sermons odieux, la fête est pour bientôt ! En l’attendant ensemble allons chez toi plutôt.
Adrien :
C’est grand plaisir pour moi et j’en remercie Geowges De rencontrer ici, celle dont les éloges N’ont pas taris chez nous, je frappe et s’il répond, Je m’éclipse en un temps, mais si dans la maison Pas un bruit ne dérange mon cœur qui bat fort…
Linoa :
Alors avant ce soir, nous resterons dehors.
Adrien :
Entrons c’est pitié, puisqu’il n’est pas ici, Qu’il est donc en amour et qu’il est bien parti Dans le secret destin d’en retrouver aucune, Que tu ne veuilles pas, au risque d’en être une Devenir pour de bon une femme amoureuse. Tu m’aimes je le vois, entre chez toi heureuse !
Linoa :
Pourtant si il est là ?
Adrien : Il aurait répondu.
Linoa :
J’entends qu’on vient ici ! Partons, je t’en supplie, Partons vite plutôt que de rester ici.
Adrien :
Je n’entends pas un bruit, j’ouvre la porte au moins, Nous serons assez tôt fixés sur nos destins.
Linoa :
Il te faudrait la clé. La clé ! Tu l’as déjà !
Adrien :
Je te l’ai prise alors que tu rêvais à moi. C’est bien assez, entrons, la maison est déserte. Le juges tu encor aussi fidèle à perte ? Puisque tu sais enfin que lui ne t’aime plus, Plus rien ne te retient d’aimer un inconnu !
Linoa :
Ah ! Divine bonté ! Si tout était si juste…
Adrien :
L’amour est réciproque et tu voudrais plus juste ?
Linoa :
Tu entends mal le mot, je dirais du problème Qu’on aime qu’on nous aime et non pas qui nous aime. Ou enfin... non, c’est vain. Tout est si compliqué…
Adrien : Viens dans mes bras, amour, et tout sera réglé, Ne te demande pas pourquoi un jour est un Et pourquoi deux son deux. Ah ! Tu souris enfin. Je vais à la cuisine te remplir un verre.
Linoa :
Tu es trop bon pour moi, je dis et c’est sincère.
/////////////////////////////////////// Scène 6 : Linoa :
Problème d’intérêt ! Si le sot croit m’avoir... Il ne trouvera plus devant son seul miroir, De visage innocent même parfois trop rond, Car je prendrais le soin de trouver le bon ton Pour m’adresser à lui une fois de retour. Pardonne moi aussi car j’ai tué l’amour, Dès le moment atroce où la maison parla… J’aurais dis non cent fois, mais tu n’étais pas là. Je te tuerais plus tard, Adrien est ici Un autre aurait pu l’être, et milles autres aussi…
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Dernière édition par le Sam 10 Juin à 17:37, édité 1 fois | |
| | | Mystiko Bavard
Nombre de messages : 16 Date d'inscription : 10/06/2006
| Sujet: Re: L'autre Biographie Sam 10 Juin à 17:35 | |
| Scène 7 :
Charles :
Le malheur a des vices que j’entends si fort… Je devrais bien rentrer, pourtant j’attends encore. On pourrait m’appeler, mais on ne m’attend pas, Escalier croustillant, moins de bruit cette fois ! Si j’étais découvert, je serais vraiment con… Mes jambes sont glacées bien que mon pantalon Commence d’être moite, allez petit courage ! Je presse la sonnette et on tourne la page. Mais on ne m’entend pas, j’attends plus sagement Je tremble pour un rien, mais je tremble vraiment ! Si les miens me voyaient, ils se moqueraient trop Pour rester les miens, alors je serais beau. Autant rester secret, je suis lâche pour deux Pardonne moi je t’aime et je suis presque honteux, D’être si éloquent lorsque je suis sans toi Et d’être trop timide pour devenir moi Dès que mes yeux de faible t’aperçoivent enfin… De ne penser qu’à ça et d’oublier demain Pour ressasser sans cesse tout l’amour qu’hier Je ne t’ai pas donné, timide je préfère Aimer discrètement et je sais que j’ai tords. Ce qui pourrait m’aider mais me renfonce encore. C’est si simple pour moi de me sentir petit Que si je m’écoutais je n’aurais pas grandi. Et c’est si simple aussi de trouver du chagrin A voir tes beaux yeux offerts à Adrien… Je suis assez ivre pour tout imaginer C’est si improbable, j’ai honte d’y penser. Je suis le seul de nous qui puisse être coupable Et de ce fait c’est dit : je serais responsable. Voyons tu dois m’attendre, ayons du bon sens Je sonne une autre fois, c’est fou quand on y pense… Que tu ne m’ouvres pas, nous y sommes enfin, Tu n’étais pas là-bas et ce n’est pas pour rien. J’entre, je sais aussi me monter courageux Pour faire croire que je ne suis pas peureux.
/////////////////// Scène 8 : Adrien :
Et voila, tout est prêt… Charles :
A boire de mon vin ! Linoa :
Je crois bien que je meurs.
Adrien :
Ce serait aussi bien…
Charles :
Je me rends à la fête, on me dit en un mot Que vous n’êtes pas là ! Pas affolé, penaud, Je fais mon demi-tour et traîne ma carcasse Jusqu’à notre maison, ou je vous trouve en face, L’un de l’autre et riant ! Je n’avais pas cru vrai Que tous les hommes soient des ventres d’intérêt. J’écraserais l’Epire et je marcherais même Dessus les murs de Troie, que vos petits problèmes De cœur ? Triompheraient encor’ sur la valeur… Dehors ! Monstres affreux, devant vous trop de peur Me saisi que d’effroi, je deviendrais bien Votre double assassin, dehors vieux destin ! Je vous aimais un peu… Je vous aimais assez ! Je crois pour n’être pas à ce point méprisé… J’aurais sans hésité mis sur vos têtes d’anges Une auréole ceinte de milles louanges.
Linoa :
Si tu avais seulement, entouré de tes mains La mienne plus souvent, nous serions un peu moins Excusables de tout, que voulais tu encore ? Que je reste à te voir en gentil croquemort, Creuser pour moi ma tombe à grand coup de poèmes ! J’aurais bien préféré mourir sans ce problème… Mais je t’avais connu et c’était contre moi Que je voulais survivre, survivre pour toi ! Ignoble fou tu sais très bien que l’on se ment Tu m’aimes et moi aussi mais c’est peu tellement Qu’aujourd’hui j’aime encor’, ne demande pas qui, Ou demande à Oreste mais je t’en supplie, Oublie moi pour un jour, moi aussi je me hais, Je souffre beaucoup trop de savoir qui tu es, Comment ne pas t’aimer ? Tout est bien trop cruel, Fanor, connard féru, la fin est ponctuelle !
Adrien :
Je crois bien que j’ai peur, que je ne t’aime plus Pardon pour vos soucis, promis je l’avais cru. Je sors, arrangez vous car je suis désolé Je ne pouvais savoir que vous vous aimiez Si fort et si vraiment que je me sens trop con De ne l’avoir pas vu, pas même a vôtre ton.
Charles :
Va ce n’est rien, je savais tout ce qu’elle a dit. Demain je reste seul, Fanor en compagnie… On s’entend aussi bien qu’avec des hommes vrais Je ne peux demander même pour un essaie A des gens entiers, d’essayer d’être biens Alors rentrez ensemble et l’on sera malin. J’écrirais chaque jour un peu mieux chaque fois Et je m’approcherais, peut être à bout de doigt D’un monde différent, je te hais Linoa Ca ne veut pas dire que je ne t’aime pas. J’essaierais d’être moi, je t’aimerais toujours Alors va vivre enfin, j’aime trop cet amour Pour en risquer un autre et Oreste s’en plaint
Linoa :
Tu souris ? M’aimes-tu ?
Adrien :
Si tu regardais bien…
Linoa :
Charles, regarde moi, tu sais bien que je t’aime ?
Charles :
Moi aussi, je m’aime bien, c’est mon seul problème.
Linoa :
Tu perds le raisonnable tu te fais du mal, Abat ce sourire plus forcé que fatal… Je veux vivre avec toi, tu écriras souvent ! Nous serons même heureux, et tout le jour durant Je féliciterais tes pièces de la veille, Je trouverais Oreste en vidant la corbeille, Lui parlerais longtemps, je l’aimerais peut être ! Le soir en nous couchant tu me feras connaître Tes idées d’avenir et nous partageront Ensemble le présent, sans manque de raison. Quand le matin, en train de te laver les dents Tu me verras venir…
Charles :
C’est beau mais j’ai dit Nan, En homme véritable pour te plaire enfin, J’emploie vos mots grossiers sensés être les miens… Je rentre dans le jeu, c’est ce que vous voulez ? Je suis loin de haïr, c’est dommage sortez… Prenez les conditions aux pieds de leurs échelles, En des termes plus simples : videz mes poubelles, Et ne revenez pas, je me porterais mieux, N’y voyez rien de mal car je suis amoureux. Mais nous nous reverrons, pas encor’ Linoa Mais ce serait idiot de ne me croire pas.
////////////////////////////////////// Scène 9 :
Lucas :
Voici donc votre vie ! La raison de l’absence A cette fête honteuse et pleine d’insolence De Charles et Linoa, attendus par beaucoup On m’envoie donc ici pour vous rallier à nous.
Charles :
J’ai une envie soudaine de crever ton chat ! Qui veux tu qui attende Charles l’apostat, C’est simple j’en convient de se moquer ainsi Des gens les moins heureux, mais ça l’est tout aussi Pour moi de te répondre et te faire pleurer. En trois mots je le fais ! Je détruis par pitié Je reste donc muet, car je n’en ai aucune Pour les hommes du monde aux idées si communes…
Lucas :
Oh ! Oh ! La répartie ! J’avoue que je venais Pour boire un autre verre, où est votre buffet ? Ah la belle maison ! Pas un verre à ma main, Il était temps d’apprendre suivez moi enfin !
Linoa :
Lucas tu as trop bu !
Charles :
Je trouve ça parfait, Je n’aurais pas mieux clos ce discours sans attrait. Voila qui est montré mieux que je n’aurais pu Vous le faire comprendre sans parler vécu.
Lucas :
Mais que détestes tu ? Tu nous reproches en fait Ta propre abdication ! Et ta fureur muette ! Tu es toujours le même esclave abandonnique, Souche d’un vieil arbre aux vœux dithyrambiques, Milles et milles fois, à jamais écuisser ! Tu es toujours si droit mais nous t’avons coupé !
Charles :
Comment, c’est un peu sûr…
Linoa :
Qu’en l’écoutant ainsi Tu le rends important alors qu’il est fini… Hors de chez moi ivrogne …
Charles : Je comptais bien rester… Et j’allais t’adresser cette obligation.
Linoa :
Comment ? Je suis chassé ? Très bien alors partons Laissons monsieur penser ! Puisqu’il n’est bon qu’à ça, Autant lui avouer, mais qui préfèrera Tes affabulations aux vérités des hommes ?
Charles :
Je le ferais pour deux, et c’est assez en somme, De savoir que je vais jusqu’au bout de mon pas Je ne m’oublierais pas, à bientôt Linoa.
Linoa :
Tu es si lâche je…
Geowges : (arrivant a peine)
Risque de faire erreur, N’écoute pas trop bien ce qu’il appelle un cœur, Sortez sans discutez, c’est tellement fragile Un homme, ce serait rendre soudain facile D’adopter un regard que de rester ici, Sortons en même temps, oui Charles moi aussi.
Charles :
Pour ne pas m’avouer que tu sais que je mens ? Ou pour ne pas me voir ? Te crois tu différent ? Geowges pleurait déjà quand j’écrivais un peu.
Geowges :
Adrien, Linoa, ne soyez pas trop deux, La porte est par ici, je sors vous me suivez, C’est juste je le sais, et vous le comprendrez.
///////////////////////
Scène 10 :
Oreste :
Tu souris ? Frère ingrat ! Tu penses que je suis Ton plus affreux défaut, j’avoue que j’ai construis Toute ma pauvre vie à partir de la tienne, Et si je n’ai de toi ni courage ni vaine, Ecoute pour de bon l’histoire dépassée D’un pauvre fou aveugle qui voulait marcher Sur les traces sûres d’un frère méprisant, Voulait te ressembler, et te plaire souvent. Que voulait tu encor’ ? Quand je jouais d’échec, Tu fermais les yeux et tout le peuple grec Riait de ce bouffon aux yeux un peu trop ronds Qui trébuchait sans cesse et oubliait son nom ! Suis-je encore ton frère ? Après n’avoir été Pas l’ombre de tes guerres ni de tes ratés, Comment pourrais-je enfin te regardé en face ? Tu le sais mieux que moi, ma vie est dégueulasse Et tu es notre roi ! Et je suis misérable… Tu perds parfois la tête… Et je suis responsable. Fanor :
Et tu es bien Oreste et j’adore ce frère.
Oreste :
Vrai ? Malgré mes défauts et malgré ma misère ? Me tendra tu la main ? Fanor :
Malgré tes quelques vices et malgré tous les miens… Fais moi l’honneur divin de rester la semaine, Repousse ton départ d’au mois une quinzaine ! Soit libre de marcher sans trop te retourner, De te dire en pensant aux immenses vallées Qui couronnent l’empire qu’elles sont a toi, Que tes pieds souverains les foulent de plein droit ! Je suis un trou d’honneur, tu le rempliras mieux Que tous les livres saints et même les plus pieux !
Oreste :
Est-ce le vent d’Epire qui rend lunatique ? Au point qu’un frère haï, devienne héroïque ? | |
| | | Mystiko Bavard
Nombre de messages : 16 Date d'inscription : 10/06/2006
| Sujet: Re: L'autre Biographie Sam 10 Juin à 17:35 | |
| /////////////////// Scène 11 : Charles :
La chance dit plutôt que les pas promeneurs Mènent bien plus souvent aux pieds d’arbres rêveurs Que vos maudits calculs, j’en souffre jusque ici Toute la maladresse occultée par l’envie. Voyez que j’aime fort
Oreste :
Ton rôle de victime… Si tu m’abandonnais tu aurais mon estime.
Charles : (Après un moment)
Frères d’Orient, frères de galaxies, M’enlever la ceinture et vous dîtes être amis Du plus passif espoir, alors que vos mains moites S’agitent dans le noir à décourber les droites … Vous applaudissez tout, ce n’est pas regrettable J’en tire conclusion, si je suis incapable D’avoir le goût du beau, que je ne le suis pas.
Fanor :
Mais tu te crois superbe au point d’être au-delà Du frère de tes lois, le réel oppressant…
Oreste :
Qui te rattrapera….
Charles :
Je cours vite parfois, s’il était moins constant…
Fanor :
Il serait moins réel !
Oreste :
Il serait moins réel !
Charles :
Et s’il l’était de trop ? Je ne vis que pour elle…
Oreste :
Que fais tu donc encore avec ce vieux Fanor ?
Fanor :
Mon maudit petit frère n’a pas souvent tors…
Charles :
J’ai toujours eu ce rêve d’un jour entier Ou je rêvais le ciel tout bleu et dévoilé Vos paroles jetées au vent de notre esprit Me rendent fou de rage comprenez aussi, Le vent s’intensifie, que la bise en chemin Ravale vos chapeaux, qui sont aussi les miens… Vous êtes pour montrer de loin les plus doués Je vous ai demandé : « Pourquoi la vérité ? » On ne répondit pas, alors je me suis tut Mais j’aurais du hurler ! Pour que vos cœurs imbus Boivent la tasse aussi et toussent leurs horreurs Hors de vos corps tremblants, vous critiquez sans peur Mais l’admiration vous coûte tant d’efforts Qu’elle est toujours parfaite et pensée sans retors. Je suis pourtant bon chien et voudrais pour de bon Connaître le connu, vibrer en vôtre nom, J’étais plus sage avant à rester silencieux Quand je bégaye trop je m’abîme les yeux Cherchant au fond des vôtres mon humanité. Chier sur le voisin propre ! Et chier sur les idées Qu’a le monde machine, inévitable paix La nuit je t’ai rêvé, je l’avoue par secret ! Mais dès le jour levé notre passion s’anime Nous gratifions de nos jugements magnanimes Un peu les un les autres, tombant trop souvent Sur de faux jugements… je vous aime vraiment ! Je sais que l’on s’ennuie plus vite d’un ami Que celui-ci ne peut devenir ennemi, Cela n’excuse rien, vous parliez aux enfants Avec la voix brutale des mauvais parents J’étais un peu trop fils, je suis allé si loin Sur les chemins sans voix que j’ai vu tout jardin, Tout peuple et tout humain, j’en ai eu jusqu’au cou ! Des personnes moutonnes et des personnes loups ! On rit au même instant. Celui qui se retient Et celui qui se force ont problème commun. Les gens sont tous meilleurs. Qui n’a pas d’avenir ? En se regardant mieux ils peuvent revenir ! Si ! C’est presque certain ! Car personne n’y croit ! Je voudrais moi pourtant, car pleurer une fois C’est vivre heureux en fait. Je pleure pour vous tous Et encor’ c’est gentil. Les larmes qui repoussent A l’infini pâleur de mes joues blanches d’ange Me tente chaque jour d’être un homme qui change. Je n’ai pu résister alors j’ai du combattre. J’ai combattu pour moi !... Il est tard pour abattre Le rideau de la scène et dire d’homme à homme Que Fanor comme Oreste ignore que la pomme Est un fruit bleu foncé dont la forme carrée Rappelle à tout joueur une paire de dés ! Vous comprenez pourtant que je suis le problème Sans être trop brillants, je m’en fou je vous aime.
/[……] ////////////////// Scène 12 :
J’avais longtemps rêvé vous prendre pour des cons De jeter mes bâtons et skier vers l’amont Mais j’use mon temps plat à noircir le papier. J’avais rêvé le ciel tout bleu et dévoilé J’ai tant d’amis perdus : Les pistes noires encor’ Portent mes traces longues aux furibonds abords. Dans le brouillard épais, je m’aveugle d’exploits, Le long de ton récit, si bien que quelques fois, La neige sous ton poids me berce avec pitié, Le temps d’ouvrir les yeux, scruter et rescruter La pente qui s’élance en me tirant les jambes. De voir que je suis seul, que les montagnes flambent Et même le soleil semble glisser sans foi. Moi je suis dangereux : j’abat d’un poing l’air froid ! Je me rempli la bouche des rayons cinglants ! L’avalanche m’appelle, à vous ! Et je l’attends. Pour être sur son dos, je ferme mes yeux morts Je vais à mon balcon, m’y glace tout le corps, Et saute enfin de haut, pour tomber au plus bas, Le vent est ennemi ! Attrapons lui le bras L’Epire à quatre pattes, aimerais la poudreuse Un rien moins enneigé, oublions les logeuses... Les crêtes ont même éteint leurs aveuglants reflets, Délicate intention ! Je marche un peu plus vrai ! Dans les vallons moelleux et les ruisseaux sauvages, Votre logique ancienne a fait tant de ravages… Je jurerais pourtant que sous les branches basses
Fanor :
Les branches des mélèzes ? Eternelles rosaces …
Charles :
J’ai vu courir un lièvre aux pattes si légères…
Oreste :
Que ma belle besace en aurait fait affaire.
Charles :
Qu’il rendait vierge encore l’immaculée blanche.
Oreste :
Ta tête a du cogner aux plus basses des branches … Un lapin pèse un poids, ce poids pèse sur nous, Comment veux tu alors, ne pas devenir fou ?
Fanor :
Restons quantitatif, le tien pesait trois livres.
Charles :
Un seul des miens pourtant vous a permis de vivre.
Fanor :
C’est en fonction des masses.
Oreste :
Et si tu veux savoir Quel peut être mon poids, demande a mon miroir.
Charles :
Fanor l’ignore aussi, à demain il est tard.
Oreste :
Il est tard d’être beau ! Nous attendrons l’été !
Charles :
Laissez moi dans le calme ou je sais m’agiter.
Fanor :
Laissons le dans le calme où il aurait vécu…
Oreste :
La neige court les rues !
Fanor :
Or donc hors de ces rues, On patauge trop bien dans la noirceur du monde…
Charles :
De l’herbe et des rochers ! La nature a de l’immonde Le visage et les dents…
Fanor :
Les pieds et les deux mains, Dos faussement courbés et ventre un peu trop plein.
Oreste :
Vous divaguez déjà ?
Fanor :
Mais non, pas du tout !
Charles :
Vague.
Fanor :
Problème de l’esprit : c’est le fond qui te drague.
////////////////// Scène 13 :
Charles :
Enfin seul, qui a dit que l’histoire est cyclique ? Je suis toujours le même esclave abandonnique… Linoa ou es tu ? Je crois que tu - me – manques A tes honnêtes tâches, avant que l’on me flanque Au fond de mon asile qui lira ceci ? Je marche à ma méthode ! Et d’ailleurs elle aussi ! J’arrêterais d’écrire dès que l’écriture Me dira d’arrêter ou m’en fera l’injure. On me fait commencer des ouvrages sans pères, Romans sans avenir, pleins de rires sincères… J’en ressent l’amertume quand la larme humaine Vient à frôler mon flanc et ma tête trop pleine. De conneries j’entends, ce serait compliment … Un peu plus simplement, j’écrirais l’océan, La terre et le vent sec, pour ne pas m’oublier Et parler trop de toi, je sais : c’est insensé… Tout y est si parfait, nous nous baignons souvent Dans l’eau aux ondes pures, de tous les lacs géants Que respirent aussi, l’air aux parfums subtils D’oranges et de cumin que les champs verts distillent. J’ai en camarade ton émouvant regard, Sourire que jalouse l’horizon hagard, Le reflet parvenu…
Oreste :
A destination S’arrête pour payer meilleure locomotion…
Charles :
Tout y est si parfait …
Oreste
Que j’irais bien aussi Bronzer mon cul trop blanc aux soleils d’Italie.
Charles :
Dans ce rêve d’hier, hier c’est déjà vieux, Je le ferai demain, ce serait aussi mieux…
Oreste :
A force d’applaudir, je m’userais les mains. Tu tombes de fatigue : Dormir est beaucoup bien Que de rester de bout : Tu tombes de fatigue…
Charles :
Eh bien tombons ! Tombons ! Voyez depuis la digue Qui a dressé toujours l’océan assassin Que nos nombreux mondes prennent même chemin… Les mondes en marche ! Au pied. Aucun sens du spectacle
Oreste :
La prostitution, la ruine et la débâcle… Je vois aussi ces mondes …
Fanor :
Que vous raisonnez faux…
Charles :
Là où j’essaie d’apprendre, Oreste fait le beau… Mais d’où descendez vous ? Amis de mes malheurs, Je suis un homme moi… Homme dont j’avais peur ... J’ai appris à connaître un peu chaque être humain J’ai lu dans leurs désirs un peu chacun des miens, L’effort… l’effort humain, c’est se forcer toujours, Se réveiller la nuit, les yeux pleins d’amour, Aller à sa fenêtre, l’ouvrir en grand d’un coup ! Plonger jusqu’au sol noir, ces mêmes yeux trop ronds, Qui ne cinglent jamais ni les menteurs férus Ni les images fausses de ceux qui ont bu. C’est aussi enlever, de temps en temps au moins, Ce manteau trop épais, ne pas regarder loin… Sourire quand il faut, savoir pleurer aussi, Oublier son chez soi, exagérer la vie. Si j’en avais envie… Je veux dire j’en ai ! L’envie, je fais au mieux… Mais je trouve tout laid.
Fanor :
Pourtant tu me connais.
Oreste :
Blague pour le moins conne… Je l’aurais faîte aussi, pourtant je te sermonne C’est ça l’effort humain ?
Charles :
Vous n’avez rien compris… Aimez vous, aimez moi, aimez vous qu’on vous aime ?
Oreste :
Patati patata.
Fanor :
C’est un sérieux problème.
Charles :
Qui n’intéresse pas… Ah ! Si ! Deux bouffons tragiques…
Fanor :
Ca intéressera, tu es bien trop critique. Et tu parles d’effort ? Pourtant l’effort humain Serait de croire en toi, nous partirons demain, Mon frère et moi irons…
Charles :
Mais ? Vous m’abandonnez ?
Fanor :
Dans la montagne pour de longue randonnées. Ne tremble pas autant, tu nous l’as dit toi-même : « Amis de tes malheurs », c’est le premier problème.
Charles :
Amis de mes malheurs… C’est m’être un ennemi ? Vous voulez vous barrer ? Très bien, je suis verni …
Oreste :
Avant de m’en aller, j’aurais voulu te dire
Fanor :
Que notre second maître vit loin de l’Epire.
Charles :
Vous n’êtes qu’un ? Horreur ! Homme plein de défauts !
Oreste :
Et qu’il a sur le dos, toujours, un pull manteau !
Charles :
Adrien ? C’est trop fou … Vous divaguez souvent.
Fanor :
Vague
Oreste :
Vaguez souvent
Charles :
Un peu moins je me pends. L’excès me fait sourire c’est la solution Des faibles et des peureux, gens pleins de prétention. C’est l’enfreint de la règle qui rend l’acte vrai.
Oreste :
Agir pour contrarier c’est fermer les volets Sur la vérité vrai, c’est être dépendant.
Fanor :
Quoi alors ! Ni contraire ni approbation. Choisir le milieu ? A quelles conditions ?
Charles :
C’est se forcer un peu… je n’ai plus aucun choix.
Oreste :
Oh ! Comme c’est plus juste ! Et comme l’on te croit !
Fanor :
Pas d’ironie facile alors que notre auteur…
Charles :
N’a plus besoin de vous, j’ai toujours eu horreur D’écrire pour quelqu’un, je suis resté si loin De mes hommes papiers que j’ai pris tous chemins Pour éviter toujours de leur donner un cœur, Vous pouvez réfléchir, ce fut ma seule erreur. Dîtes vous quand même que si j’ai peu d’amis, Vous n’êtes rien sans moi, vous êtes vides aussi !
Oreste :
Fils de…
Fanor :
Cruel ! Ignoble humain trop besogneux !
Charles :
On parvient à ses fins, c’est plus facile à deux. Par pitié j’écrirai la fin du dernier acte.
Fanor :
La fin de quel dernier ?
Oreste :
La fin du dernier acte ?
Charles :
Ceci est bien pensé, m’ai j’ai encor’ raison Pour reconnaître en vous deux simples petits pions. Un mot ! Oreste meurt, Un de plus, c’est Fanor ! Vous ne répondez plus ? Me voila triomphant J’ai réduit au silence deux vieux enfants. Où êtes vous parti ? Je… Mais, mais je suis seul ! Combien de temps ! Depuis…Ah! Et c’est ce qu’il veulent ? Faire de moi un fou ? Mais je le suis déjà ! Une heure à me parler ? J’ai déjà fait un mois ! Vous êtes moins malins, je m’en vais vous écrire ! Et si l’envie m’en prend, j’inonderais l’Epire ! | |
| | | Mystiko Bavard
Nombre de messages : 16 Date d'inscription : 10/06/2006
| Sujet: Re: L'autre Biographie Sam 10 Juin à 17:36 | |
| ////////////// Scène 14 : Fanor
Nous avons mis des rois dans tous les grands pays Qu’importe si je fus sans frère de ceux-ci ?
Oreste :
Il importe beaucoup dès que tu t’y attaches ! Je suis pauvre, mon roi, mais je ne suis pas lâche !
Fanor :
Lâche ? C’est par l’épée et non par mon vieux sang…
Oreste :
Tu te cassas un ongle et fit brûler les champs De pauvres paysans qui valaient mieux que toi Combien d’enfants sont morts ?
Fanor :
J’ai de la valeur moi !
Oreste :
Un royaume enrichi c’est toute ta valeur ? J’en donnerais trois sous
Fanor :
Car tu es con mon frère et puisque j’ai un cœur Je te le dis en face
Oreste :
Nous sommes cons plutôt Au moins ! Car j’en connais
Fanor :
Qui souffre un frère idiot La voix du peuple enfin, pleure chaque matin, Un héroïque roi qui aide un frère en vain…
Oreste :
[…]/
Scène 15 :
Charles :
On n’écrit pas en vain, ni d’ailleurs quand on veut. Le monde entier disait que j’étais un merdeux, Peut être il disait vrai, peut être pas enfin, Qui s’en fou maintenant ? J’ai peur du lendemain, Je hais le jour d’hier, méprise le présent… Je suis juste un bouffon, raté de tous les temps Qui n’a d’amis nul part, je reste dans le noir Car je tremble de peur quand je lis tout espoir Au fonds de vos yeux clairs à la lumière vrai Le soleil, tout est simple, je suis un reflet… Vous de belles figures que j’envie parfois. Nous sommes les mêmes vous n’avez pas la foi Vous possédez aussi mon triste Solipsisme Vous ne m’écoutez pas ! Pour quel déterminisme ? Mais vous rêvez pourtant aux brillantes onyx… Le même cœur nous bat : nous avons l’idée fixe Qu’il faut battre chacun de son côté sans bruit Pour battre plus longtemps et battre sans ennuis … Mon cœur toucha le vôtre et s’éleva si haut Que vos sommets rêvés me saluaient bientôt. Quelle peur y a-t-il à mourir tous ensemble ? J’ai sainte pitié pour vos douces mains qui tremblent… Voila j’échoue encor’, mes tripes ont peu de mots Et le verbiage pèse, et j’en dis pleins en trop. Plus court : j’aime les hommes et notre monde fou Un jour il ne me le rendra pas, je m’en fou, Car on meurt en un jour, c’est un si beau cadeau Que trop de gens l’oubli, aujourd’hui je suis beau Demain je suis fini, un peu de sang peut être Un souvenir aussi, dans le cœur d’un vieux prêtre Et peut être d’amis, souvenez vous de vous Et du jour où enfin je me cassai le cou. Rien ne me tiens sur terre, Ah si, j’aime quelqu’un Très bien, l’amour aussi, trouve en un jour sa fin. L’effort humain… toujours, j’ai raté mais c’est moi ! Dîtes vous qu’un humain qu’il soit esclave ou roi Réussira sans mal si il me lit de haut ! Les tors que je vous faits, s’appellent Linoa… Enterrez moi avec ces conneries volées Ce sera mieux ainsi, j’entends que sans railler… Ah non ! Je vous oubliais… Vous raillez pour un rien… Bref, donc en vous moquant, placez contre mon flanc Ces torchons tout humides que mes mains d’enfants Ont rendus démoniaques et qui leur ont rendus. Qu’on dise plus tard de moi : « c’était un mordu ». Inimitable hommage, je courrai tout bientôt Dans la savane bleu des poètes en trop, Frêle impala d’argent par les plaines totales Où l’unique nuage se disperse en pétale. J’irais boire au ruisseau d’un bond impétueux Et tournerais alors ma tête vers les cieux En adressant enfin un ultime merci, Merci a vous mon dieu de nous avoir permis D’avoir sur nous au moins droit de vie où de mort… Linoa :
Mais tu n’as pas ce droit ! Pitié je t’aime fort, J’ai voulu me mentir, mais tu vois je reviens Je t’aime pour toujours et j’en suis sûr enfin.
Charles :
A la fin du combat, survint un général… Qui ferma les yeux sur la défaite fatale, Et ordonna aux morts de retourner se battre…
Linoa :
Tu dis n’importe quoi…
Charles :
Les fractures se plâtrent
Linoa :
Regarde moi, pitié ! Ne fais pas ces yeux là !
Charles :
Et contre toute attente, un d’eux se releva.
Linoa :
Rien ne saurait me rendre plus heureuse femme !
Charles :
Fit trois pas chancelant, et dans un bruit infâme Doublé d’un vieux juron, il retomba enfin.
Linoa :
C’est que je ne vins pas, le prendre par la main, Ni plus lui murmurer notre bel avenir, J’écarterais pour toi l’angoisse de mourir, On vivra sans arrêt…
Charles :
Le grand rêve éveillé.
Linoa :
Rêves des oubliés, vivre à deux c’est assez, Sans faire trop de cas de nos muets voisins
Charles :
Voisins muets rêvés… On est bientôt demain. Je vais aller dormir, peut être mon lit sait S’il existe quelque part des voisins muets.
///////////////////////// Scène 16 : Linoa :
Allez, demain je pars, pour l’Italie vraiment. Un beau pays ma fois, j’avais prévu pourtant De rester à Paris, un beau pays aussi… Qui ne me retient plus. C’est trop peu, une vie. Je n’ai aimé que lui...
Oreste :
Je l’avais dis avant…
Fanor :
Charles n’est pas ingrat, laissons lui le temps.
Oreste :
Il a été très clair, je crois qu’il nous déteste, Parlons un ton plus bas, qui sait il dort peut être ?
Fanor :
A cette heure ? En ce lieu ? J’ai vu par la fenêtre Une lumière bleue, c’est donc qu’il ne dort pas.
Oreste :
Peut- être il nous écoute ?
Fanor :
Oui, dans un triste état… Parlons un ton plus bas, dormir debout est mieux Que de ne faire rien, il repose ses yeux.
Linoa :
Enfin ! Qui êtes vous ? Deux hommes en ma maison !
Oreste :
Je t’avais dis moins fort !
Fanor :
Mais tais-toi sombre con, Laisse moi expliquer l’affaire à Linoa.
Linoa :
Mon nom vous est connu ? De mieux en mieux je vois.
Oreste :
Charles le connaît trop, il oublie tous les nôtres.
Fanor :
Nous lui parlons souvent, quand il écrit le vôtre, Dans ses vers les plus laids et les plus hésitants. Qu’il rebute dessus à devenir violent. Entre autre, nous venons, tantôt pour des raisons Qui sont les nôtres enfin.
Oreste :
Fanor a l’esprit bon.
Linoa :
C’est vous qui me volez cet homme que j’adore ? Vous n’êtes que des mots ? C’est presque pire encor’ ! Rien ne peut excuser, qu’on rende Charles fou.
Fanor :
Nous le rendons divin, il n’écrit que par nous.
Linoa :
Tu parlais de mon nom ?
Fanor
Qui gâte trop ses vers.
Linoa :
Comment ? Gâter pourquoi ? Vous ne m’avez pas l’air De comprendre l’amour, vous auriez pu m’aider…
Oreste :
C’est si simple pourtant…
Fanor :
Je viens de t’ordonner
Oreste :
Silence c’est assez, racontons lui le vrai. Il sait d’où nous venons alors Charles nous hait, J’avoue qu’il m’a raté. Je pense un peu trop fort, Et je crois que j’éprouve.
Fanor :
Comment ? Et moi alors ?
Oreste :
Sans pouvoir expliquer, je trouve que ton nom Trouvait trop bien sa place dans des vers trop longs. Être humain c’est un peu, juger différemment, L’irrégulier est tendre, tendre et attirant !
Linoa :
Mon nom ne jurait pas ?
Oreste :
Non, pas le moins du monde.
Fanor :
Je suis plus fort pour ça, ton nom sonnait immonde, Je ne sais pas pourquoi, mais Charles se manquait…
Oreste :
Peut être par amour ? Fanor moi je le sais. Je n’ai qu’un demi cœur, c’est tellement assez, J’en voudrais un peu moins, qu’est ce que c’est qu’aimez ?
Linoa :
Eh bien aimer, c’est frissonner de tout le corps Quand nos regards se croisent et frissonner encor’ Quand nos yeux sont loin, c’est n’avoir plus de mots Pour dire tout l’amour, se méfier de l’eau Qui renvoie notre image et peut nous ramener Sur terre. On s’y écrase sans pouvoir hurler. Je peux te dire aussi, que l’on en devient fou, Que l’on est jamais plus à même d’être nous. C’est aussi milles rires et milles baisers purs, Les jours d’une seconde les prisons sans murs…
Oreste :
Les paroles les mots dont on rêve en secret Qu'on se dit rarement qui en rêve sont vrais ? Linoa :
Le coin de nos yeux rouges qui frémit encor’ Sans jamais regretter d’avoir aimé trop fort.
Geowges (entrant) :
Une rose embrasée qui t’écorche la bouche, Ah la belle chanson, et un soir on se couche, Au réveil c’est le vide, le vide des longs soirs…
Linoa :
Geowges ! Encor’ vous ici ?
Geowges :
Encore un peu d’espoir, Laissez moi lui parlez.
Linoa :
Il t’admire c’est vrai, Mais il m’aima c’est sûr, si le risque te plait…
Fanor :
Oreste le voici, ne t’en souviens tu pas ?
Oreste :
Geowges le raisonnable ? Geowges :
Etrange nom que ça, Si Charles l’a pensé, alors tout n’est pas vain.
Oreste :
Raisonnable a souhait, cela ne sert a rien…
Adrien (entrant) :
Je crois que je dérange…
Geowges :
Pas du tout, quel plaisir.
Adrien :
L’avion par dans une heure, est tu prête à partir.
Linoa :
Moi ? Certainement pas ! Quelle idée saugrenue !
Adrien :
Mais ? Je deviens fou, il était convenu…
Linoa :
Rien du tout ! Des idées ! Je reste pour l’aider.
Lucas (entrant) :
Ou pour ne pas passer aux yeux des invités, Pour une ignoble fille, l’abandonnant aussi…
Linoa :
Les invités ? Des mots ! Que fais tu donc ici ?
Lucas :
Je te convaincs fort bien d’oublier ton voyage Adrien trop heureux m’en a dis d’avantage, Et j’avoue dépité que je t’ai cru mauvaise.
Linoa :
Que t’importes où je vais ? Tu sembles si à l’aise…
Geowges :
Qu’il a tremblé d’angoisse à l’idée de venir, Je l’ai vu en montant qui se cachait c’est dire… Pour Charles il est ici, ne soit pas trop sévère.
Linoa :
Il parle de mourir, c’est assez pour te plaire ? Je l’aime s’il s’en va je partirais aussi.
Lucas :
En Italie peut être ?
Adrien :
Je crois que c’est fini.
Fanor :
Qu’est ce que l’Italie ?
Oreste :
Frère idiot, c’est un plat, Je me trompe ? Un gigot, mijoté dans son gras.
Geowges :
C’est un proche pays, la blague était utile.
Linoa :
Si dans sa chambre il meurt ? Loin de nos yeux futiles ?
Lucas (à Geowges) :
Si elle avait raison ?
Geowges (reculant pour enfoncer la porte) :
Nous le saurons à temps, Je crains soudain le pire…
Charles (Ouvrant la porte de sa chambre et jaillissant comme un dément)
Un roman ! Un roman ! Fanor :
Il est fou c’est certain.
Oreste :
Un roman ? C’est splendide.
Geowges :
Charles, regarde nous, quelles idées morbides ?
Charles :
Vous vous amusez bien, je risque de gêner.
Lucas :
Tu risque d’en prendre une, accomplir c’est rêver… Charles :
Je n’achèverais pas, mais je le ferais naître.
Oreste :
Qui ? Qui d’autre que nous ?
Fanor :
Il est plus fou que traître.
Charles :
Oh ! Assez ! Vous pesez, pourquoi tout ce beau monde ?
Geowges :
Pour te réconforter, nous sommes si immondes ?
Charles :
Je le pense en effet…
Linoa (à Adrien, très fort) :
Pour l’Italie c’est bon ?
Adrien :
Si nous partons de suite, à temps nous y serons.
Charles :
Tu pars ? Où ça ? Quand ça ? Avec qui ? Mais pourquoi ?
Adrien (tout bas) :
Elle en a eu l’idée … tu es si maladroit !
Charles : (furieux)
Lucas ! Retiens moi, vite ! Je vais le tuer !
Linoa (devant la fenêtre ouverte)
Le plus profond mépris… Je n’ai fait que t’aimer. C’est par amour aussi ? Rester si loin de moi… D’où sortent ces enfants qui m’attrapent le bras ?
Charles :
Je …
Geowges : Non … Lucas :
C’est…
Fanor :
Absurde, non je ne vois personne.
Oreste :
Pourquoi le cœur me bat si fort ? Cela étonne !
Linoa :
Je pensais qu’au réveil tu aurais de nouveau Un peu d’amour pour moi, si j’en demandais trop… Mais juste un peu d’amour, même me regarder… Charles :
C’est parce que je t’aime que je suis levé
Linoa :
Pourquoi si peu d’égard ? Alors autant dormir, Tu dors sûrement mieux que tu ne sais agir… (Va vers la porte) Au revoir messieurs.
Adrien :
Au revoir, allez bien. Dépêchons Linoa.
Linoa :
Au revoir Adrien. Je l’aime encor’ idiot.
Charles :
Je n’ai plus un seul mot !
Oreste :
On dit que ça s’appelle… Aimer, c’est ça en gros ?
Fanor :
Erudit petit frère, il comprend toujours tout !
Charles :
Dans notre monde enfin dans notre monde fou, Bourré de sentiments, Ils n’ont aucuns talents. J’ai tout raté alors, c’est triste en y pensant. (S’approche de la fenêtre) Je parle dans le vent, au moins m’écoute-t-il ? Un moi parlant tout seul, si j’étais imbécile Les hommes sont trop bons pour changer en un jour, Je les en remercie, qu’en est-il pour l’amour ? En tant que votre frère il aurait du grandir, Dans l’idée d’être ferme, ferme à en mourir. Putin je suis trop con. Je meurs d’acharnement. Le triste de l’histoire : On est le seul qui ment. Et j’ai l’ultime tors d’avoir imaginer Pour moi une vie mieux, pour vous un beau merdier. Alors rêvez aussi, venez on rira bien. On rira raisonnable ou l’on rira d’audace Nous rirons au plus gras en évitant la casse. Sans émotions bien sûr, les sentiments vous pèsent. Vous qui voulez volez devez être à votre aise. Ce n’est pas dur pourtant quelle est votre espérance ? On plait facilement dans cette sale ambiance. Je saute de trois mètres et vole trois secondes. A qui ? Volées au temps ? C’est toujours ça d’immonde. Volées à vos enfants ? Trois secondes c’est trop ! Tenez je vous les rends, il est soudain trop tôt ! A tout à l’heure Oreste, Geowges on se reverra, Lucas, merci pour tout, publiez que pourra, Mettez y votre nom, vous avez tout écrit Au moins autant que moi, dédiez tout ceci A Linoa. Adieu. J’ai échoué trop souvent. (Il bascule de l’autre coté de la fenêtre)
//////////// Scène 17 : Lucas :
C’est fatal ! Charles est mort !
Geowges :
J’en ferais bien autant. Où sont les deux pecnots ?
Lucas :
Disparus on dirait. Au travail mon ami, il a écrit très vrai.
Charles :
Commençons de tout lire puis nous verrons. Nous en retournerons aux fêtes les plus cons, Nous vivrons en somme mais pas sans le regret D’avoir connu un jour quelqu’un qui soutenait La vérité sans nom, l’amour sans vérité…
Lucas :
La veuve et l’orphelin ? L’effort humain raté… | |
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